Le Conseil fédéral a été chargé de définir les bases légales afin que les injections d’acide hyaluronique et de Botox ne puissent être pratiquées que par des médecins dûment formés et disposant d’une assurance responsabilité civile. Les injections d’acide hyaluronique et de Botox sont de plus en plus populaires, non seulement chez les personnes âgées mais aussi chez les jeunes. Ces injections sont de plus en plus pratiquées dans les salons de beauté avec des conséquences en partie désastreuses pour la santé. Les médecins doivent donc de plus en plus souvent faire face à des complications graves telles que des infections, des infarctus de la peau et même des cas de cécité dus à des injections effectuées par des personnes non qualifiées.

Le traitement de ces complications graves est pris en charge par l’assurance maladie obligatoire et doit être financé par la communauté solidaire des personnes qui paient les primes.

Ces injections ne sont pas de simples traitements cosmétiques, mais une véritable intervention sur le corps qui nécessite de solides connaissances médicales. Le produit de comblement est injecté à l’aide d’une aiguille ou d’un microcanule dans la peau ou à travers le tissu adipeux et musculaire dans les couches moyennes, voire plus profondes. La personne qui injecte la substance doit donc connaître la structure des couches de la peau, la configuration régulière et atypique des vaisseaux sanguins, ainsi que l’anatomie des compartiments du tissu adipeux, des différents muscles du visage et les interactions en cas de maladies de la peau.

Les injections anti-rides,

L’augmentation des lèvres et d’autres traitements sont toutefois réalisés par des esthéticiennes et d’autres personnes sans formation médicale. Et ce, bien que L’autorité médicale  interdise dans un mémo à cette profession l’injection de substances qui restent dans le corps pendant plus de 30 jours. Outre le fait que la période de 30 jours n’est pas une référence en matière d’atteinte à la santé, il n’existe pas sur le marché suisse, selon les experts, de produits à base d’acide hyaluronique qui restent moins de 30 jours dans l’organisme, comme l’indique la description du produit prescrite par L’autorité médicale . L’injection de ces produits par des personnes sans formation médicale est contraire à la réglementation et des règles claires doivent donc être établies. Ces traitements à risque ne devraient être pratiqués que par des médecins et des sanctions devraient être prévues en cas d’infraction.

En fonction de leur composition et de leur indication, les produits injectables utilisés pour le traitement des rides sont considérés comme des médicaments ou des dispositifs médicaux. Les dispositions légales applicables varient en fonction de la classification des produits. Les préparations de toxine botulique agréées en tant que médicaments ne peuvent être délivrées que sur prescription médicale et utilisées uniquement par des médecins spécialistes.

Les substances injectables qui sont commercialisées en tant que dispositifs médicaux sont régies par l’ordonnance sur les dispositifs médicaux. En règle générale, les substances qui restent dans l’organisme pendant plus de 30 jours ne peuvent être utilisées que par un médecin. Les esthéticiennes et les esthéticiens ne sont autorisés à utiliser ces dispositifs dits de longue durée que sous la surveillance et la responsabilité d’un médecin, à condition d’avoir suivi une formation complémentaire d’infirmière diplômée et une formation complémentaire dans le domaine de l’injection des dispositifs de longue durée. Les médecins n’ayant pas toujours exercé suffisamment leur rôle de surveillance, ces dispositions seront précisées dans le cadre de la révision actuelle du protocole, dont l’entrée en vigueur est prévue le 26 mai 2021. Selon le projet d’ordonnance, l’utilisation de ces dispositifs médicaux ne devrait être autorisée que sous la surveillance et la responsabilité directes des médecins, c’est-à-dire en leur présence.

Les produits qui, sur la base de preuves objectives, restent dans le corps pendant moins de 30 jours peuvent être utilisés par les esthéticiennes et les esthéticiens sous leur propre responsabilité. Toutefois, en vertu du devoir de diligence existant, les utilisateurs sont tenus de prendre toutes les mesures nécessaires, conformément à l’état de la science et de la technologie, pour veiller à ce que la santé des patients ne soit pas mise en danger. La législation suisse interdit donc déjà, ou du moins limite considérablement, l’utilisation de la plupart de ces produits par les esthéticiennes et les esthéticiens.

Il incombe aux autorités cantonales de contrôler l’offre et l’utilisation de ces produits dans les salons de beauté.

Comme les cantons sont également responsables de la délivrance des autorisations d’exploitation, ils peuvent également déterminer si et quels produits les esthéticiennes et les esthéticiens peuvent utiliser à titre professionnel. La législation sur les professions médicales impose aux médecins de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle. Des réglementations cantonales s’appliquent aux esthéticiennes et aux esthéticiens : dans le canton du Tessin, par exemple, il existe une obligation d’assurance. Le Conseil fédéral est d’avis que les dispositions existantes du droit fédéral décrites ci-dessus et/ou la nouvelle réglementation prévue offrent une protection adéquate aux patients. Toutefois, le contrôle et, par conséquent, la sanction des infractions sont du ressort des cantons. voir : https://www.sgl-esthetique.ch/toxine_botulique-geneve/ et vous en saurez plus sur les injections pour le visage

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